aoû.
2016
26

Les problèmes de santé

Nouveau-né
Les problèmes de santé

Vous veillez à la santé de votre enfant avec l'aide du pédiatre qui le suit. Vous devez en effet être attentifs à dépister certains troubles auditifs ou visuels et à repérer les signes d'une maladie aiguë nécessitant un examen médical.

Durant les premiers mois de la vie d'un nourrisson, il est recommandé de l'emmener chaque mois chez le pé­diatre. Après l'âge de 1 an, ces visites systématiques peuvent s'espacer, mais il reste important de faire surveiller la croissance de l'enfant et de mettre à jour ses vaccinations.

Vient ensuite l'âge où les problèmes infectieux, rhinopharyngites, bron­chites, etc., deviennent souvent plus fréquents et où il faut savoir consulter devant une fièvre ou une toux persis­tantes, des troubles digestifs... A partir de 1 an ou 1 an et demi, des difficultés face à certains comportements de l'en­fant (troubles du sommeil, problèmes autour de l'alimentation) amènent éga­lement les parents à solliciter les conseils des spécialistes. Les visites ré­gulières sont l'occasion de dépister et de traiter de façon précoce certains handicaps dont peut souffrir l'enfant dans son développement ou dans ses capacités sensorielles, auditives ou vi­suelles, par exemple. Il arrive enfin que les problèmes de santé de l'enfant jus­tifient une hospitalisation et il importe alors, même dans les cas urgents, d'y préparer l'enfant pour que cette «rup­ture » ne s'accompagne pas de troubles psychologiques.

Dépister les troubles éventuels

Certains problèmes ne sont pas déce­lables à la naissance et se révèlent du­rant les premières années de la vie. Le plus souvent, ils peuvent être d'autant mieux corrigés qu'ils sont dépistés et pris en charge de façon précoce.

La surveillance pédiatrique régulière du développement et l'examen neurolo­gique répété de l'enfant peuvent mettre en évidence d'éventuels problèmes : troubles du tonus (hypo- ou hypertonie), retard des acquisitions motrices comme celles de la station assise, de la position debout ou de la marche, re­tard de l'éveil ou du langage. Des exa­mens spécialisés, ni douloureux ni dangereux, permettent alors d'orienter vers un diagnostic et d'engager les trai­tements nécessaires.

  • Certains troubles du comportement doivent attirer l'attention et conduire à effectuer des tests, notamment de l'au­dition ou de la vision, afin de per­mettre, si besoin, une rééducation, un appareillage, voire une intervention chirurgicale, le plus tôt possible.
  • L'audition : Le test effectué dans les huit premiers jours après la naissance pour étudier les réactions globales au bruit (test au baby mètre) ne permet que de dépister les surdités sévères ou profondes. Si, par la suite, des signes d'appels amènent à douter des capacités auditives de l'enfant, d'autres tests plus approfondis seront nécessaires.

Un enfant trop calme, inattentif à tout ce qui ne se situe pas dans son champ visuel, qui n'est pas intéressé par les jouets qui font du bruit ou, au contraire, qui manipule les objets de façon très bruyante est peut-être un enfant qui n'entend pas ou qui entend mal. De même, on doit s'assurer qu'un enfant qui n'émet que des sons peu va­riés, de plus en plus rares et de plus en plus pauvres, qui ne réagit pas aux voix, à l'appel de son nom, et qui ne pro­nonce pas de mots entre 12 et 18 mois, n'est pas atteint de troubles auditifs.

  • La vue. Il existe parfois des anoma­lies morphologiques décelables dès la naissance ou les premières semaines: des yeux trop petits (microphtalmie), une opacification du cristallin (cata­racte congénitale). D'autres problèmes se traduiront par des troubles du com­portement : l'enfant est indifférent à la lumière, à l'entourage, il ne sourit pas, ne poursuit pas de son regard ce qui traverse son champ visuel: ou bien ses globes oculaires font des mouvements désordonnés, et ses pupilles, des mou­vements saccadés sur le côté; ou en­core l'enfant balance son corps selon des mouvements stéréotypés.

Nombreux sont les enfants qui «lou­chent» durant les premières semaines de leur vie. Si vous constatez que cette tendance se prolonge, n'hésitez pas à en parler au pédiatre et à consulter un ophtalmologiste. Un traitement peut être entrepris dès la première année, afin de stimuler l'œil déficient et d'évi­ter l'évolution vers une perte de vision unilatérale (amblyopie) qui risquerait de devenir irréversible dès 3 ou 4 ans.

L’enfant et l'hôpital

Si vous devez faire hospitaliser votre enfant, ne sous-estimez pas les consé­quences psychologiques de la sépara­tion. Préparez-le à cette situation et lors de son retour à la maison, faites un effort pour faciliter sa réadaptation.

La séparation

La séparation imposée par l'hospitali­sation amplifie les réactions de « peur de l'étranger », particulièrement in­tenses chez l'enfant à partir du 8e mois. Elles risquent de se mani­fester en trois phases successives.

D'abord, l'enfant proteste, pleure, s'agite : il tente de retrouver sa mère. Puis il est désespéré : désemparé, il considère sa mère comme disparue. Ensuite, il est résigné : il semble s'ins­taller dans la séparation et accepte les soins de n'importe qui avec détache­ment ou indifférence. Afin d'éviter ce processus, il est essentiel de préparer un enfant à la séparation. 

Le retour à la maison

Lorsque vous ramènerez votre enfant après un séjour à l'hôpital, ne soyez pas surpris s'il détourne la tête, parait se méfier de vous, sourit moins, pleure facilement, fait des difficultés pour manger. Il lui arrivera peut-être aussi de se réveiller aux heures où l'infir­mière de nuit lui faisait une piqûre ou lui prenait sa température. Certains en­fants, au contraire, s'agrippent à leur mère ou se réfugient dans le sommeil. Chacun réagit à sa façon, mais rares sont ceux qui n'expriment pas, d'une manière ou d'une autre, l'émotion que leur a causée cette séparation. Aidez l'enfant à retrouver ses repères, en pré­servant une ambiance calme et déten­due autour de lui, en vous efforçant d'être présents et disponibles. Parlez avec lui des difficultés qu'il peut avoir à se réadapter. Il ne faut pas considérer qu'il ne s'est rien passé et, croyant tout effacer, faire comme si cette expérience douloureuse n'avait pas existé.

Partager ce contenu

Quelques couches en promotion

Vous devez être enregistré

Cliquez ici pour vous enregistrer

Ajouter un commentaire

Top