mar.
2018
22

Promenades à quatre pattes

Enfant , Nouveau-né
Promenades à quatre pattes

Promenades à quatre pattes

La marche à quatre pattes est une étape importante dans la vie de bébé et de ses parents; il prend alors possession de son environnement. L’enfant se déplace en appui sur les mains et les genoux, alternant le mouvement des bras et des jambes pour ne pas perdre l'équilibre. Certains bébés préfèrent se mouvoir différemment. Ils avancent assis sur leur derrière, s’aidant de leurs mains et de leurs jambes, à moins qu’ils ne choisissent la « marche de l’ours », à quatre pattes et fesses en l'air.

Une indépendance toute nouvelle 

Toutes ces façons de « marcher » prouvent que votre enfant a déjà fait des acquisitions importantes. Il a une bonne tonicité des membres supérieurs puisque l'essentiel de son poids quand il se déplace est soutenu par ses bras. Il maîtrise parfaitement les possibilités que lui donne l'articulation entre sa hanche et son bassin. Les muscles de son dos et de son cou sont à la fois toniques et souples, ce qui lui permet .de tourner parfaitement la tête pour regarder où il va et ce qui se passe à ras du sol. La bonne coordination des quatre membres, indispensable à tout déplacement, signifie qu'il a pris conscience des différentes parties de son corps et des muscles à contracter pour le faire bouger. Son cerveau a atteint la maturation nécessaire à une bonne orchestration de l’ensemble des parties de son corps. La marche à quatre pattes lui apporte une autonomie nouvelle très excitante. ll va en profiter pour exercer son indépendance et tester les sentiments que lui porte son entourage. Ainsi, il s'amuse à s’enfuir dès que vous cherchez à l'attraper ou se cache quand vous l'appelez. Mais ses escapades ne durent jamais longtemps, il a besoin de vérifier que vous êtes bien là pour se sentir parfaitement rassuré.

Pourtant, à ce stade, beaucoup de bébés aiment se promener debout, tenus par un adulte. lis sont encore loin de marcher seuls mais apprécient cette nouvelle verticalité. C'est maintenant l’âge du trotteur. Son effet sur la stimulation de la marche est contestable, mais il donne aux enfants beaucoup d'autonomie dont ils profitent souvent largement. Certains enfants connaissent alors les joies de la vitesse. D'autres, au contraire, se sentent frustrés dans leurs efforts et s’assoient dans le siège, incapables d'avancer. Mais les premiers pas et l’apprentissage de |a marche ne sont pas uniquement le fait d'un développement psychomoteur, c'est aussi un geste affectif. L'enfant commence à marcher généralement pour atteindre la personne qui est en face de lui et qui le sollicite.

Appréciez ce délicieux moment dans la relation parents-enfant : votre bébé s’effondre dans vos bras après avoir réussi l'exploit de faire quelques pas.

Les jouets qui incitent le bébé à marcher

Avant même de marcher, l’enfant aimera jouer avec un porteur. C’est ainsi que l’on nomme les véhicules à quatre roues (camions, tracteurs...) sur lesquels l’enfant s’assoit. Ainsi installé, il se sert de ses pieds pour se déplacer. Certains de ces jouets sont équipés à l’arrière d’une barre pour l'aider dans ses premiers pas. Dès qu'il marche seul, évitez de lui donner trop souvent ce jouet, il peut être à l'origine de mauvaises positions des pieds. Balles et boules vont aussi l’inciter à se déplacer. Il préférera, entre toutes, les balles transparentes à l’intérieur desquelles se balance un objet. Le plastique doit être de bonne qualité afin d'éviter de trop nombreuses rayures ; le jouet perd alors tout son intérêt. Les balles gonflables, elles, grâce à leur souplesse, suscitent bien souvent les premiers exploits sportifs.

À chacun son style

Se déplacer à quatre pattes dans un style parfait n’est pas donné à tout le monde et bon nombre d’enfants expérimentent des variantes.

Il y a ceux qui se traînent assis sur leur derrière ; ceux qui se déplacent assis sur un genou ; ceux qui marchent en crabe, sur le côté, incapables d’aller droit, ceux qui raidissent leurs jambes et marchent sur les mains et sur la pointe des pieds, fesses en haut ; ceux qui marchent d'un côté jambe tendue et de l’autre sur leur genou, en déséquilibre parfait ; il y a les « fonceurs tête baissée »qui prennent appui non sur les mains mais sur les coudes. Enfin, certains passent d'emblée de la position assise à la position debout, se déplaçant le long des meubles. Ils avancent à petits pas de côté faisant glisser leurs mains le long d'un appui. Quelques semaines plus tard, ils lâcheront un bras qu’ils agiteront dans le vide comme le balancier de l’équilibriste. D'autres continuent à marcher à quatre pattes, adoptant une autre motricité ; les parents interprètent faussement cette habitude comme un retard de marche.

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