mar.
2018
7

Un deuxième enfant

Enfant , Nouveau-né
Un deuxième enfant

Un deuxième enfant

 

Avoir un petit frère ou une petite sœur, c'est dur, très dur. Le partage affectif est sans doute l'expérience la plus difficile que l'on puisse imposer à un enfant.

Mieux vaut le préparer, plutôt que le mettre devant le fait accompli. Très tôt, Ses parents peuvent lui expliquer l’arrivée d’un nouveau bébé, en précisant tout de suite l'espace. qu'il prendra dans la maison : l'aîné aimera savoir ce qu’il gardera bien à lui (ses jouets, sa chambre, etc.) et ce qu’il devra partager.

Valoriser l’aîné

La lecture avec ses parents de livres sur la maternité va lui permettre de comprendre pourquoi sa mère grossit, pourquoi elle est fatiguée et pourquoi un jour elle va s'absenter. Dès lors, son rôle d’aîné sera valorisé : les bébés tout d’un coup deviennent des personnes bourrées de défauts ! Il en sera ravi. À la naissance de son petit frère ou de sa petite sœur, il sera heureux, grâce à quelques photos prises à la maternité, de faire sa connaissance. Les choses risquent pourtant de se compliquer dès le retour à la maison. Bon nombre d’aînés régressent, jouent au bébé, ne veulent plus manger qu‘au biberon. Mais, très vite, l’aîné s'aperçoit que ce rôle n'est pas pour lui, surtout si ses parents n’y font pas très attention. Le moment du repas du nouveau-né sera toujours mal vécu par l'aîné. Il en profitera sans doute pour imaginer une bêtise.

Toujours jaloux

L'amour entre frère et sœur naîtra de gestes quotidiens et en fonction de l’espace que laisseront les parents à l'expression de la jalousie de l'aîné celle-ci doit être expliquée comme un sentiment naturel, elle doit être acceptée. Les moments les plus délicats pour lui seront les visites des uns et des autres membres de la famille, venus admirer le nouveau venu. La jalousie s'exprime par des gestes déplacés, voire violents, mais aussi par des comportements régressifs : l'enfant recommence à sucer son pouce, n'est plus propre, parle comme un bébé. Enfin, certaines attitudes peuvent être encore mises au compte de la jalousie. L’enfant devient coléreux, capricieux, querelleur. Des comportements qu'il ne faut pas laisser s’installer car ils pourraient agir sur le caractère et la personnalité future de l'enfant qui, adulte, se montrerait soit comme un égoïste notoire, soit comme un jaloux patente, bref un être souffrant en permanence d’un complexe d'infériorité. Bien avant de combattre la jalousie, il faut la prévenir en prenant particulièrement soin du petit jaloux, en l'aimant, en le valorisant et en désamorçant toutes les situations qui vont entretenir ce sentiment. La jalousie est un phénomène normal qu’il faut enrayer par la compréhension, la disponibilité et l'amour.

Partager l'affection de ses parents

Une bonne préparation à l'arrivée du bébé peut aider l’enfant à amortir le choc du partage de l’affection des parents. Rien ne doit être négligé : on peut lui montrer les bébés dans la rue, dans les magazines, l'encourager à toucher le ventre de sa mère pour qu'il y sente le bébé bouger. Pourquoi ne pas lui demander également son avis sur le choix du prénom ou sur la couleur de la layette ? Plus il sera impliqué dans ce nouvel événement familial, mieux il aimera son cadet. Attention, ce n'est pas parce que tout se passe bien pendant les premières semaines, voire les premiers mois, qu’il n'y aura pas plus tard déclenchement d'une profonde crise de jalousie.

Il est alors important que l'on réserve à l'aîné des moments bien à lui, qu’il retrouve l’affection de ses parents comme avant. Jamais il ne doit se sentir exclu ou abandonné.

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